Un dévoreur de livre
Jason a toujours semblé avoir un lien fort avec la littérature. Une preuve étant ses adaptations de roman en bande dessinée. Le premier paru en France en 2003 chez Atrabile est Le char de fer de Stein Riverton (de son vrai nom Sven Elvestad). En 2004, toujours chez le même éditeur, c’est de Mary Shelley et de la fiancée de Frankestein qu’il s’inspire. Une adaptation plus dans son style que Le char de fer.
Que son nouvel album parle d’écrivains n’est donc pas une surprise. Et qu’il porte le nom d’Hemingway non plus puisque Jason semblait déjà bien connaître la vie de cet auteur dans Je vais te montrer quelque chose. Dans ce polar, le héros venant de se faire quitter par sa petite amie se lamente sur son sort car il n’a selon lui pas vécu assez d’anecdotes à raconter pour avoir une vie riche. Son ami lui rétorque que c’est faux puisque Hemingway a du vivre un tas d’expériences en voyageant et en vivant un peu partout et pourtant il s’est suicidé. La démonstration que l’intérêt d’une vie n’est pas en relation directe avec les anecdotes à raconter venait d’être faite et la preuve de la connaissance de la vie d’Hemingway par Jason apportée.
Tout n’est que romance ?
L’histoire d’Hemingway mêle celles de plusieurs écrivains de cette époque. Pourtant Jason s’est seulement inspiré de ces hommes pour écrire le scénario. Qu’est ce qui est vrai ? N’ayant jamais lu que quelques oeuvres d’Hemingway (dont Paris est une fête ne fait malheureusement pas parti...) et connaissant à peine les autres écrivains, je n’en avais aucune idée. C’est pourquoi j’ai eu envie d’essayer de dénouer un peu les fils.
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